Dans le massif des Corbières, au cœur du cru Boutenac, le Château Caraguilhes (110 ha, agriculture bio) a fait un choix net : moderniser son chai de vinification et ses espaces d’élevage sans trahir l’esprit des bâtiments historiques. Le projet a été mené avec l’agence d’architecture Passelac & Roques, dans un dialogue terrain constant avec l’équipe du domaine (Pierre Gabison, Étienne, Emmanuelle).

Premier axe : l’enveloppe. Les toitures ont été isolées pour stabiliser les températures et réduire les besoins énergétiques. Des panneaux photovoltaïques ont été posés afin de tendre vers l’autonomie électrique.
Le geste architectural reste sobre : valoriser les volumes existants, améliorer la lisibilité des circulations, préserver l’identité du lieu.
Résultat : un chai vinicole plus clair, plus confortable, prêt pour les prochains millésimes.
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La lumière du jour est mieux exploitée. Les luminaires, peu gourmands, complètent l’apport naturel. Les peintures de murs et façades de cuves renforcent la luminosité et diminuent la fatigue visuelle.
De vrais gains au quotidien.
Ce chantier s’est construit à trois mains : ingénierie vinicole par SICOE, architecture par Passelac & Roques, retours d’usage de l’équipe Caraguilhes.
Cette boucle courte a permis d’arbitrer vite, au plus près du réel : équipements adaptés, parcours fluides, objectifs qualitatifs atteignables.
La cuverie béton historique a été repensée pour la finesse des profils.
Pilotage fermentaire affiné : plus de précision, moins de complexité inutile.
L’approche est celle de l’éco-conception avec une isolation performante, une production photovoltaïque, la lumière raisonnée, le choix de matériaux et de finitions orientés durabilité.
L’objectif est simple : diminuer l’empreinte écologique, stabiliser les ambiances, sécuriser les gestes quotidiens.
Marche en avant clarifiée, traversées réduites, manutentions limitées. Concrètement, cela veut dire : moins d’allers-retours, des nettoyages plus rapides, moins de risques d’erreur en pic de vendanges. Un chai pensé pour la production, pas l’inverse.
Le poste de pressurage a été entièrement modernisé.
Deux pressoirs neufs alimentent une cuverie de réception des jus avec débourbage réfrigéré dédié. Le chemin est court, froid, lisible : on limite l’oxydation, on accélère la clarification, on sécurise la suite.
À la clé, des jus nets et un pilotage œnologique plus serein.
Avec un froid efficace et une cuverie mieux dimensionnée, les cinétiques fermentaires se tiennent. Les écarts se réduisent, la régularité augmente. C’est discret… et décisif dans la qualité finale.
L’ancien espace des chambres d’égouttage a changé de vocation : il devient un chai à barriques pour la fermentation et l’élevage des vins blancs.
Ambiances maîtrisées, circulation d’air soignée, accès simples. Ici, la technique se met au service des gestes : suivi des fûts, ouillages, contrôles, préparation des mises. Tout est à portée, avec le bon niveau d’exigence.
Concevoir un espace d’élevage fonctionnel
L’ensemble des choix (isolation, PV, éclairage raisonné) sert un double but : baisser la consommation et améliorer la valeur d’usage. Moins d’énergie dépensée, plus de confort et de sécurité pour l’équipe. C’est ce qui permet à la performance de durer.
Au-delà des équipements, c’est la manière de travailler qui a été consolidée. Le domaine dispose d’un outil cohérent, évolutif, capable d’accompagner les prochains millésimes sans rupture.
Les marges de manœuvre existent sur les capacités, le froid, les profils fermentaires et l’élevage. L’architecture, elle, soutient désormais ces ambitions avec sobriété.
Contactez SICOE, bureau d’étude expert en ingénierie vinicole, pour un accompagnement global, du premier audit à la réception du chantier.